Tuesday, 2 February 2010

Dancing Dreams. René Clair. Entr'acte

presentation by Corry Shores
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Dancing Dreams
René Clair's
Entr'acte


Gilles Deleuze

Cinema 2: The Time Image
Cinéma 2: L'image-temps

Chapter III. From Recollection to Dreams: Third Commentary on Bergson
Chapitre III. Du souvenir aux rêves (troisième commentaire de Bergson)



3b: From the Optical and Sound Image to the Dream-Image
3b: De l'image optique et sonore à l'image-rêve
(3d: Ses deux pôles : René Clair et Bunuel)


[regarding the dreamer's dream:]

the virtual image which becomes actual does not do so directly, but becomes actual in a different image, which itself plays the role of virtual image being actualized in a third, and so on to infinity: The dream is not a metaphor but a series of anamorphoses which sketch out a very large circuit. [....] When the sleeper is given over to the actual luminous sensation of a green surface broken by white patches, the dreamer who lives in the sleeper may evoke the image of a meadow dotted with flowers, but this image is only actualized by already becoming the image of a billiard table furnished with balls, which in turn does not become actual without becoming something else. These are not metaphors, but a becoming which can by right continue to infinity. In René Clair's Entr'acte, the dancer's tutu seen from beneath 'spreads out like a flower', and the flower 'opens and closes its corolla, enlarges its petals, and lengthens its stamens', to turn back into the opening legs of a dancer; the city lights become a 'pile of lighted cigarettes' in the hair of a man playing chess, cigarettes which in turn become the columns of a Greek temple, then a silo, whilst the chessboard becomes transparent to give a view of the Place de la Concorde.' [Deleuze Cinema 2, 1989: 54c-55, quoting Mitry]

l'image virtuelle qui s'actualise ne le fait pas directement, mais s'actualise dans une autre image, qui joue elle-même le rôle d'image virtuelle s'actualisant dans une troisième, à l'infini : le rêve n'est pas une métaphore, mais une série d'anamorphoses qui tracent un très grand circuit. [...] Quand le dormeur est livré à la sensation lumineuse actuelle d'une surface verte trouée de taches blanches, le rêveur qui gît dans le dormeur peut évoquer l'image d'une prairie parsemée de fleurs, mais celle-ci ne s'actualise qu'en devenant déjà l'image d'un billard garni de boules, qui ne s'actualise pas sans devenir autre chose à son tour. Ce ne sont pas des métaphores, mais un devenir qui peut en droit se poursuivre à l'infini. Dans « Entracte » de René Clair, le tutu de la danseuse vue d'en dessous « s'épanouit comme une fleur », et la fleur «ouvre et referme sa corolle, élargit ses pétales, allonge ses étamines », pour repasser dans des jambes de danseuse qui s'écartent ; les lumières de la ville deviennent un « amas de cigarettes enflammées » dans les cheveux d'un homme qui joue aux échecs, cigarettes qui deviennent à leur tour « les colonnes d'un temple grec, puis d'un silo, tandis qui l'échiquier lasse transparaître la place de la Concorde » [Deleuze Cinéma 2, 1985: 78b.d, quoting Mitry]


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Deleuze, Gilles. Cinema 2: The Time Image. Transl. Hugh Tomlinson and Robert Galeta. London & New York: 1989.

Deleuze, Gilles. Cinéma 2: L'image-temps. Paris: Les éditions de minuit, 1985.



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