Wednesday, 1 September 2010

Steal Into Your Dreams. Vincent Minnelli. Yolanda and the Thief

Steal Into Your Dreams
Vincent Minnelli
Yolanda and the Thief

Gilles Deleuze

Cinema I
Cinéma I

The Affection-image: Qualities, Powers, Any-space-whatevers
L'image-affection : qualités, puissances, espaces quelconques

Colour and Absorption(Minnelli)
La couleur et absorption (Minnelli)

[...] from the beginning of a total cinema of colour, Minnelli had made absorption the properly cinematographic power of this new dimension of the image. This is the source of the role of the dream in his work: the dream is only the absorbent form of colour. His work in musical comedy, but also in all other genres, follows the obsessive theme of characters literally absorbed by their own dream, and above all by the dream of others and the past of others (Yoldanda and the Thief, The Pirate, Gigi, Melinda [sic: English title, On a Clear Day You Can See Forever]) by the dream of power of an Other (Les Ensorcelés [sic: English title: The Bad and the Beautiful]). [Deleuze Cinema 1, 1986: 122a.b]

[…] dés le début d’un cinéma total de la couleur, Minnelli avait fait de l’absorption la puissance proprement cinématographique de cette nouvelle dimension de l’image. D’où chez lui le rôle du rêve : le rêve n’est que la forme absorbante de la couleur. Son œuvre, de comédie musicale mais aussi de tout autre genre, allait poursuivre le thème lancinant de personnages littéralement absorbés par leur propre rêve, et surtout par le rêve d’autrui et le passé d’autrui («Yolanda », « Le pirate », « Gigi », « Melinda »), par le rêve de puissance d’un Autre (« Les ensorcelés »). [Deleuze Cinéma 1, 1985: 167b]

Cinema 2: The Time Image
Cinéma 2: L'image-temps

Chapter III. From Recollection to Dreams: Third Commentary on Bergson
Chapitre III. Du souvenir aux rêves (troisième commentaire de Bergson)

From Donen and Minnelli to Jerry Lewis
De Donen et Minnelli à Jerry Lewis

Dance is no longer the movement of dream which outlines a world, but now acquires depth, grows stronger as it becomes the sole means of entering into another world, that is, into another’s world, into another’s dream or past. Yolande [sic] and The Pirate will be the two great successes where Astaire and then Kelly introduce themselves respectively into a girl’s dreams, and not without mortal danger. [Deleuze Cinema 2, 1989: 60-61]

La danse n’est plus le mouvement de rêve qui trace un monde, mais elle s’approfondit, redouble en devenant le seul moyen d’entrer dans un autre monde, c’est-à-dire dans le monde d’un autre, dans le rêve ou dans le passé d’un autre. « Yolanda » et « Le pirate » seront les deux grandes réunisses où Astaire, puis Kelly, s’introduisent respectivement dans un rêve de jeune fille, non sans danger mortel. [Deleuze Cinéma 2, 1985: 86a]

Deleuze, Gilles. Cinema 1: The Movement-Image. Transl. Hugh Tomlinson & Barbara Habberjam, London: Continuum, 1986.

Deleuze, Gilles. Cinéma 1: L'image-mouvement. Paris: Les éditions de minuit, 1983.

Deleuze, Gilles. Cinema 2: The Time Image. Transl. Hugh Tomlinson and Robert Galeta. London & New York: 1989.

Deleuze, Gilles. Cinéma 2: L'image-temps. Paris: Les éditions de minuit, 1985.

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