Wednesday, 25 July 2012

Final Judgment. Orson Welles. The Stranger




Final Judgment
Orson Welles
The Stranger


Gilles Deleuze

Cinema 2: The Time Image
Cinéma 2: L'image-temps

Chapter 6:
The Powers of the False
Les puissances du faux

2b
Critique of the System of Judgement: From Lang to Welles
Critique du système du jugement : de Lang à Welles


Things are very different in Welles (even though he made a 'Langian', but disowned, film: The Stranger, where the character betrays himself). In Welles, the system of judgement becomes definitively impossible, even and especially for the viewer. The ransacking of the judge's office in The Lady from Shanghai, and especially the infinite sham of judgement in The Trial, will be evidence of this new impossibility. Welles constantly constructs characters who are | unjudicable and who have not to be judged, who evade any possible judgement. [Deleuze Cinema 2, 1989: 134-135]

Il en va tout autrement chez Welles (bien qu’il ait fait un film « languien », mais répudié : « L’étranger », là où le personnage se trahit). Chez Welles, le système du jugement devient définitivement impossible, même et surtout pour le spectateur. Le saccage du bureau du juge dans « La dame de Shanghaï », et surtout l’imposture infinie du jugement dans | « Le procès », témoigneront pour cette nouvelle impossibilité. Welles ne cesse de construire des personnages injugeables, et qui n’ont pas à être jugés, qui se dérobent à tout jugement possible. [Deleuze Cinéma 2, 1985: 181-182


video







Deleuze, Gilles. Cinema 2: The Time Image. Transl. Hugh Tomlinson and Robert Galeta. London & New York: 1989.

Deleuze, Gilles. Cinéma 2: L'image-temps. Paris: Les éditions de minuit, 1985.

Tuesday, 24 July 2012

Time in Entrance. Orson Welles. Mr. Arkardin





Time in Entrance
Orson Welles
Mr. Arkardin


orson welles Mr. Arkardin Deleuze entrance scene time

Gilles Deleuze

Cinema 2: The Time Image
Cinéma 2: L'image-temps

Ch.2
Recapitulation of Images and Signs
Récapitulation des images et des signes

3d
The Freeing of the Time-Image: It's Direct Presentation
L'émancipation de l'image-temps : sa présentation directe

Not only is the image inseparable from a before and an after which belong to it, which are not to be confused with the preceding and subsequent images; but in addition it itself tips over into a past and a future of which the present is now only an extreme limit, which is never given. Take, for example, the depth of field in Welles: when Kane is going to catch up with his friend the journalist for the break, it is in time that he moves, he occupies a place in time rather than changing place in space. And when the investigator at the beginning of Mr Arkadin emerges into the great courtyard, he literally emerges from time rather than coming from another place. [Deleuze Cinema 2, 1989: 37a]

Non seulement l’image est inséparable d’un avant et d’un après qui lui sont propres, qui ne se confondent pas avec les images précédents et suivantes, mais d’autre part elle bascule elle-même dans un passé et un futur dont le présent n’est plus qu’une limite extrême, jamais donnée. Soit la profondeur de champ chez Welles : lorsque Kane va rejoindre son ai le journaliste pour la rupture, c’est dans le temps qu’il se meut, il occupe un place dans le temps plutôt qu’il ne change de place dans l’espace. Et lorsque l’enquêteur au début de « M. Arkadin » émerge dans la grande cour, il émerge littéralement du temps plus qu’il ne vient d’ailleurs.
[Deleuze Cinéma 2, 1985: 55d]

Ch.5
Peaks of Present and Sheets of Past: Fourth Commentary on Bergson
Pointes de présent et nappes de passé (quatrième commentaire de Bergson)

2b
Questions of Depth and Field
Les questions de la profondeur de champ

Hence in the great scene where Kane catches up in depth with the friend he will break with, it is in the past that he himself moves; this movement was the break with the friend. And, at the beginning of Mr. Arkadin, the adventurer who advances in the great court re-emerges from a past whose zones he will make us explore. [Deleuze Cinema 2, 1989: 103bc]

Ainsi dans la grande scène où Kane rejoint en profondeur l’ami avec lequel il va rompre, c’est dans le passé qu’il se meut lui-même ; ce mouvement, ce fut la rupture. Et, au début de « M. Arkadin », l’aventurier qui s’avance dans la grande cour resurgit d’un passé dont il va nous faire explorer les zones. [Deleuze Cinéma 2, 1985: 139d]


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orson welles Mr. Arkardin Deleuze entrance scene time
Deleuze, Gilles. Cinema 2: The Time Image. Transl. Hugh Tomlinson and Robert Galeta. London & New York: 1989.

Deleuze, Gilles. Cinéma 2: L'image-temps. Paris: Les éditions de minuit, 1985.