presentation by Corry Shores
[Search Blog Here.]
[Central Entry Directory]
[Cinema Entry Directory]
[Filmmakers, Entry Directory]
[Buster Keaton, Entry Directory]
[Search Blog Here.]
[Central Entry Directory]
[Cinema Entry Directory]
[Filmmakers, Entry Directory]
[Buster Keaton, Entry Directory]
Gilles Deleuze
Cinema 1
Cinéma 1
Ch X. The Action-Image: The Small Form
Ch X. L'image-action : La petite forme
3c.
The Paradox of Keaton the Minoring and Recurrent Functions of the Great Machines
Le paradoxe de Keaton : la fonction minorante et récurrente des grandes machines
Cinema 1
Cinéma 1
Ch X. The Action-Image: The Small Form
Ch X. L'image-action : La petite forme
3c.
The Paradox of Keaton the Minoring and Recurrent Functions of the Great Machines
Le paradoxe de Keaton : la fonction minorante et récurrente des grandes machines
At the same time, a type of images which are unexpected in the burlesque rise up before our very eyes. For example, the opening sequence of Our Hospitality, with the night, the thunderstorm, the lightning, the double murder and the terrified woman: pure Griffith. Also the cyclone in Steamboat Bill Junior, the diver's suffocation at the bottom of the sea in The Navigator, the crushing of the train and the flood in The General, the terrible boxing match in Battling Butler. Occasionally it is, in particular, an element of the image: the sabre-blade about to be thrust into an enemy's back, in The General, or the knife which the The Cameraman slips into the hand of a Chinese demonstrator. [Deleuze, Cinema 1, 1986: 177-178]
En même temps, sous nos propres yeux, naissent un type d’images inattendues dans le burlesque. C’est l’ouverture des « Lois de l’hospitalité » avec la nuit, l’orage, les éclairs, le double meurtre et la femme terrifiée, du pur Griffith. C’est aussi le cyclone de « Steamboat Bill Junior », l’asphyxie du scaphandrier au fond de la mer dans « La croisière du Navigator », l’écrasement du train et l’inondation dans « Le mécano de la General », le terrible combat de boxe de « Battling Butler ». Parfois, c’est particulièrement un élément de l’image : la lame du sabre qui vient s’enfoncer dans le dos d’un ennemi, dans « Le mécano de la General », ou bien le couteau que « Le caméraman » glisse dans la main d’un manifestant chinois. [Deleuze Cinéma 1, 1985: 237c.d]
Cinema 2: The Time Image
Cinéma 2: L'image-temps
Ch.7
Thought and Cinema
La pensée et le cinéma
1d
Second Aspect: From Thought to the Image, the Figures of the Internal Monologue
Deuxième aspect : de la pensée à l’image, les figures et le monologue intérieur
Keaton's The Navigator, where the hero in the life-jacket, strangled, dying, drowning in his life-jacket, is going to be awkwardly saved by the girl. She takes him between her legs | to make sure of a grip and finally manages to open the jacket by cutting it whereupon a flood of water escapes from it. Never has an image rendered so well the violent metaphor of giving birth, by caesarian section and explosion of the amniotic sac. [Deleuze Cinema 2, 1989: 155-156] Second Aspect: From Thought to the Image, the Figures of the Internal Monologue
Deuxième aspect : de la pensée à l’image, les figures et le monologue intérieur
« La croisière du Navigator », de Keaton, où le héros en scaphandre, asphyxié mourant, noyé dans son scaphandre, va être sauvé maladroitement par la jeune fille. Elle le prend entre ses jambes pour assurer sa prise, elle arrive enfin à ouvrir d’un coup de couteau le costume, d’où s’échappe un torrent d’eau. Jamais une image n’a aussi bien rendu la métaphore violente d’un accouchement, avec césarienne et explosion de la poche des eaux. [Deleuze Cinéma 2, 1985: 209c]
Gilles Deleuze cours 18 du 11/05/1982
Et je citais d’autres exemples : Dans la grande séquence comique de La Croisière du navigator -la scène du scaphandrier, il y a des éléments burlesques mais il y a un long moment, lorsque les sauvages sont montés sur le bateau et qu’il y a un sauvage qui coupe le tuyau de respiration, il y a une espèce d’asphyxie au fond de l’eau de Buster Keaton ; il n’y a là absolument rien, absolument rien de burlesque ! (cours 18 du 11/05/1982)
Et c’est ça l’opération très bizarre de Keaton. Je prends l’exemple le plus célèbre pour faire comprendre ce que je veux dire : "la Croisière du navigateur". La croisière du navigateur, voilà qu’il se trouve avec la femme, avec une femme, avec une jeune fille, voilà qu’il se trouve dans l’immense bateau vide. Je dirais cet immense bateau vide avec les images qui nous montrent les cuisines de ce bateau qui vont supporter des milliers de personnes. Bon... C’est de la "grande forme" ça. Et l’opération de Keaton, vous ne trouverez jamais ça chez Charlot à mon avis, euh... jamais. C’est tout autre problème, c’est le problème Keatonien. Ça va être quoi ? Ça va être monter des machines idéalement infinies pour adapter les grandes machines à un usage privé réduit à deux. Vous voyez tout un système pour arriver à, comment dans une cuve conçus pour mille personnes, comment arriver à faire cuire un œuf à la coque ! Il va falloir tout un système de, de ....c’est la grande machine Dada. C’est la grande machine Dada ! C’est une machine à la fois récurrente, à récurrence, et à récurrence proprement finie. C’est une machine faite de parties hétérogènes, complètement hétérogènes, comme dans les dessins de Goldberg. Si vous préférez, il y aurait un équivalent aujourd’hui dans les machines, les célèbres machines de Tingueli. Les machines Tingueli, c’est des machines du mêmes type. Et alors, ça il me semble que ce sera sa manière à lui, pour intégrer, pour que les grandes scènes, les grandes formes, dont il nous donne des images fantastiques, merveilleuses, soient intégrées dans le burlesque lui-même. Et là, il y a quelque chose il me semble d’unique. Je prends l’exemple de La croisière du Navigateur : Bon, il est complètement asphyxié dans le fond, là, ivresse sous-marine, asphyxie... On a confiance, alors on est déjà tout prêt à rire mais l’image, elle est pas drôle du tout. (cours 18 du 11/05/1982)
Gilles Deleuze cours 18 du 11/05/1982
http://www.univ-paris8.fr/deleuze/article.php3?id_article=249
Deleuze, Gilles. Cinema 2: The Time Image. Transl. Hugh Tomlinson and Robert Galeta. London & New York: The Athlone Press, 1989.
Et c’est ça l’opération très bizarre de Keaton. Je prends l’exemple le plus célèbre pour faire comprendre ce que je veux dire : "la Croisière du navigateur". La croisière du navigateur, voilà qu’il se trouve avec la femme, avec une femme, avec une jeune fille, voilà qu’il se trouve dans l’immense bateau vide. Je dirais cet immense bateau vide avec les images qui nous montrent les cuisines de ce bateau qui vont supporter des milliers de personnes. Bon... C’est de la "grande forme" ça. Et l’opération de Keaton, vous ne trouverez jamais ça chez Charlot à mon avis, euh... jamais. C’est tout autre problème, c’est le problème Keatonien. Ça va être quoi ? Ça va être monter des machines idéalement infinies pour adapter les grandes machines à un usage privé réduit à deux. Vous voyez tout un système pour arriver à, comment dans une cuve conçus pour mille personnes, comment arriver à faire cuire un œuf à la coque ! Il va falloir tout un système de, de ....c’est la grande machine Dada. C’est la grande machine Dada ! C’est une machine à la fois récurrente, à récurrence, et à récurrence proprement finie. C’est une machine faite de parties hétérogènes, complètement hétérogènes, comme dans les dessins de Goldberg. Si vous préférez, il y aurait un équivalent aujourd’hui dans les machines, les célèbres machines de Tingueli. Les machines Tingueli, c’est des machines du mêmes type. Et alors, ça il me semble que ce sera sa manière à lui, pour intégrer, pour que les grandes scènes, les grandes formes, dont il nous donne des images fantastiques, merveilleuses, soient intégrées dans le burlesque lui-même. Et là, il y a quelque chose il me semble d’unique. Je prends l’exemple de La croisière du Navigateur : Bon, il est complètement asphyxié dans le fond, là, ivresse sous-marine, asphyxie... On a confiance, alors on est déjà tout prêt à rire mais l’image, elle est pas drôle du tout. (cours 18 du 11/05/1982)
Gilles Deleuze cours 18 du 11/05/1982
http://www.univ-paris8.fr/deleuze/article.php3?id_article=249
Deleuze, Gilles. Cinema 2: The Time Image. Transl. Hugh Tomlinson and Robert Galeta. London & New York: The Athlone Press, 1989.
Deleuze, Gilles. Cinéma 2: L'image-temps. Paris:Les éditions de minuit, 1985.


0 comments:
Post a Comment