3b: De l'image optique et sonore à l'image-rêve
(3d: Ses deux pôles : René Clair et Bunuel)
The Space of Sound
Alfred Hitchcock
The Man Who Knew Too Much
Whilst it is now the heard voice which spreads in visual space, or fills it, trying to reach its addressee across obstacles and diversions. It hollows out space. [...] the mother's song has to go up the stairs and through the rooms before its refrain finally reaches the imprisoned child (Hitchcock's The Man Who Knew Too Much). [Deleuze Cinema 2, 1989:224bc]
Tandis que maintenant c’est la voix entendue qui se répand dans l’espace visuel, ou le remplit, cherchant à atteindre son destinataire à travers les obstacles et les détours. Elle creuse l’espace. […] la chanson de la mère doit monter des escaliers, traverser des pièces, avant que son refrain n’atteigne enfin l’enfant emprisonné (« L’homme qui en savait trop »d’Hitchcock). [Deleuze Cinéma 2, 1985:303b.c]
C’est la cam’era, et non pas un dialogue, qui explique pourquoi le héros de « Fenêtre sur cour » a la jambe cassée (photos de voiture de course, dans sa chambre, appareil de photo brisé).
Et « Family Plot » : la découverte des relations renvoie, même pour rire, à une fonction de voyance. [Deleuze Cinéma 1, 1985:276c]
Gilles Deleuze
Cinema I
Cinéma 1
Chapter 2: Frame and Shot, Framing and Cutting
Chapitre 2: Cadre et plan, cadrage et découpage
Section 1
The first level: frame, set or closed system
Le premier niveau : cadre, ensemble ou système clos.
rarefied images are produced, either when the whole accent is placed on a single object (in Hitchcock, the glass of milk lit from the inside, in Suspicion; the glowing cigarette end in the black rectangle of the window in Rear Window) or when the set is emptied of certain sub-sets (Antonioni’s deserted landscapes; Ozu’s vacant interiors.) (Deleuze, Cinema I, p.13-14.)
des images raréfiées se produisent, soit lorsque tout l’accent est mis sur un seul objet (chez Hitchcock, le verre de lait éclairé de l’intérieur, dans « Soupçons », la braise de la cigarette dans le rectangle noir de la fenêtre, dans « Fenétre sur cour »), soit lorsque l’ensemble est vidé de certains sous-ensembles (les paysages désertés d’Antonioni, les intérieurs évacués d’Ozu). (Deleuze, Cinéma 1, p.23-24)
The cigarette glow is more apparent in this still image.